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Un portrait de la situation |
L'Estrie fait piètre figure en ce qui concerne le décrochage scolaire, elle se classe au 14e rang au Québec, avec un taux de 24,2 % en 2008-2008. En 2008-2009, parmi les sortants du secondaire, c'est près d'un jeune sur quatre qui n'avait pas de qualification ou de diplôme. Au cours des cinq dernières années, en Estrie, près de 5 000 jeunes estriens ont quitté l'école sans qualification ou diplôme.
Les Résultats en fonction des indicateurs ministériels UNE APPROCHE TRIENNALE POUR DÉGAGER LA TENDANCE...
À partir des données annuelles sur le décrochage produites par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), la Direction régionale du MELS en Estrie calcule un taux régional moyen sur trois ans. Ce mode de calcul minimise les « effets de cohortes » qui causent des fluctuations annuelles parfois importantes. Cette approche triennale permet de porter d'avantage l'attention sur la tendance du taux de décrochage que sur ces fluctuations annuelles.
Selon le plan d'action 2006-2011 Indicateur ministériel en lien avec la cible à atteindre d'ici 2011
Cible 1: Une réduction de 20% du nombre de jeunes qui quittent annuellement l'école secondaire sans qualification ni diplôme, soit passer d'un taux de décrochage de 34 % à 27 % pour le réseau public.
On observe, pour l'Estrie, comme pour les 72 CS du Québec, une diminution du taux de décrochage. Toutefois, au cours de la période observée, l'écart entre l'Estrie et le Québec s'est amenuisé, passant de 4,6 points de pourcentage (pts de %), pour la moyenne triennale 2002 à 2005, à 2,7 pts de % pour celle de 2006 à 2009.
Pour la même période, l'Estrie a progressé davantage que le Québec puisque son taux de décrochage a diminué de 3,8 pts de %, passant de 29,3 % à 25,5 %, alors que celui du Québec passait de 24,7 % à 22,8 %, une diminution de 1,9 pts de %.
Cible 2: Une réduction de 20% du nombre de garçons qui décrochent annuellement, il s'agit de passer d'un taux de 46 % à 36,8 % pour le réseau public.
De quoi parlons-nous? Le taux de décrochage des garçons se calcule par rapport au nombre de garçons sortants et non au nombre global des élèves sortants. Le calcul est identique pour les filles.
Cible 3: Une hausse du taux de diplomation et de qualification de 50 % à 55 % après cinq ans de scolarité au secondaire pour le réseau public.
Au cours des dernières années, le taux de diplomation, pour l'ensemble du Québec, a diminué de façon importante jusqu'en 2007. Depuis, il connaît une légère hausse, passant de 53,0 % en 2007 à 55, 4 % en 2009, une augmentation de 2,4 pts de %.
En Estrie, pour la même période, la situation évolue en dents de scie. Bien qu'il soit difficile d'en déterminer les causes, cela peut s'expliquer de différentes manières. Un contexte économique particulier ou une problématique propre au territoire d'une école, par exemple, peuvent avoir un impact important régionalement tout en ayant un effet négligeable sur l'ensemble du Québec.
Toutefois, l'écart entre le Québec et l'Estrie tend à s'amenuiser.
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